Parti de rien - Thomas Carter

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Parti de rien

Parti de rien - Thomas Carter

Enfants de bonne famille, mon père, comme ma mère, avaient des parents aisés et possédaient une très grande richesse. Et à en croire les photos qu’ils ont dans leur album, les grands-parents étaient même des hautes personnalités, qui côtoyaient la haute sphère politique de l’époque. Mais après la dernière Grande Guerre, tout cela avait changé. Mes parents avaient tout perdu, surtout mon père, qui en l’espace d’une semaine, avait perdu la maison principale de ses parents, ses deux frères, partis en guerre et quelque temps après, ses parents. Dans le temps, ils possédaient de nombreuses terres et des villas dans toute la région, mais ils ont perdu tous leurs héritages avec les ravages de la Seconde Guerre. Ainsi, avant de nous avoir, ma sœur et moi, ils sont vraiment partis de rien. Papa a travaillé dur dans une grande usine de la région. Il a su progresser en débutant par le statut d’ouvrier pour accéder, quinze ans plus tard, à la direction de son département. Ils se sont serré les coudes, et en tant que femme au foyer, ma mère à tout fait pour gérer au mieux, en faisant des économies. Quelques années après notre naissance, papa a ouvert une agence immobilière. Une aubaine, car il ressentait dans le temps, que cette activité allait se développer considérablement. Dans cette activité, ils ont commencé tous les deux, maman se chargeait de l’accueil des clients en tant qu’agent immobilier, tandis que papa, était le stratège et le négociateur qui démarchait au niveau des vendeurs et acheteurs potentiels. Dans la ville, c’était une des premières agences qui avaient vu le jour. Actuellement, l’entreprise de mes parents est reconnue par ses prestations de qualité et ses offres uniques. Ils ont aussi diversifié les activités en assurant la gestion du patrimoine de certains de leurs clients à travers un cabinet qui s’assure de cette activité. Et pour couronner le tout, toujours en relation avec l’immobilier, ils ont investi dans des hôtels et des auberges. Et en ce moment, comme ils prévoient nous transférer tous leurs biens, ma sœur cadette dirige la chaîne hôtelière qu’ils ont mis sur pied, en attendant que je veuille bien prendre la relève et que je prenne part à la gestion de son entreprise. En effet, il faut dire qu’avec mon poste actuel et un travail que j’adore, l’immobilier n’est pas vraiment mon fort. Mais qui sait, un jour peut-être, je changerai d’avis. En ce moment, je suis surtout épaté par le parcours qu’ils ont effectué pour revenir en haut de la scène économique et sociale de la région.