Toute la pluie - Thomas Carter

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Toute la pluie

Toute la pluie - Thomas Carter

J’en ai assez ! Heureusement qu’aujourd’hui, il fait soleil, car j’en avais eu assez des pluies torrentielles qui n’arrêtaient plus. Il faut que je fasse faire l’inspection caméra égout de la grande pipe en avant de chez moi pour voir ce qui la bloque. J’ai peur de la possibilité d’avoir une inondation dans ma cour avant, et je veux éviter ça à tout prix. Je voudrais bien pouvoir le faire moi-même, mais je crains que je n’aie pas l’équipement nécessaire pour le faire.

Ce serait, de toute manière, impossible à l’instant pour moi, car j’ai trop de choses à faire. J’avoue que je suis dans le jus avec mon travail, et je cherche sans arrêt de l’aide avec certaines parties. Je ne peux pas m’occuper de l’administration, et le marketing doit être délégué en partie à une autre personne. J’espère pouvoir trouver une seule personne pour les deux domaines. Parfois, c’est possible ; il y a des gens qui sont futés dans les deux domaines, et ce serait chouette de recevoir des curriculums vitae de ce type de personne.

Je me commande du resto, même si je ne dois pas à cause que je tente de maigrir. Mon régime est assez strict, et quoique ça ne me fait absolument rien de manger des montagnes de fruits et de légumes, je dois les apprêter, et ça prend parfois beaucoup trop de temps. Ce qui m’aiderait sûrement, ce serait de trouver le temps de tout laver et préparer de sorte que lorsque je vais me faire une salade, je n’aurai pas besoin de tout couper au complet. Une partie du travail sera déjà faite à l’avance.

Mon spaghetti italien arrive et je travaille pendant que je mange. Voilà une autre mauvaise habitude à perdre : je devrais manger sans faire autre chose en même temps, pas même regarder la télévision. C’est mieux de se concentrer sur les bouchées dans notre bouche et mastiquer lentement et souvent, avant d’avaler. En ce moment, j’avale mon plat comme si ça fait deux jours que je n’ai pas mangé.

Enfin, celui qui doit vérifier les égouts est arrivé. Il s’en charge et on jase de la pluie qu’on a depuis trop longtemps. J’apporte le reste de mon spaghetti et je le bouffe en lui parlant, faisant en sorte que quelques gouttes de sauce se retrouvent sur mon chandail. Bof, ça ne me fait rien. Je ne sortirai pas aujourd’hui, alors pas besoin d’être sur mon 36.